Pour Mila

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Il me paraît évident que Mila doit être soutenue, cette adolescente iséroise persécutée et menacée de mort sur les réseaux sociaux pour avoir exprimé, dans un langage très peu académique il est vrai, sa détestation des religions en général et de l’islam en particulier.

Trois remarques à propos de cette affaire.

Un, je n’ai aucun goût pour les moqueries et les blasphèmes envers le religieux quelle que soit sa forme. Mais si l’on est croyant, il faut accepter de les subir parfois. Une foi sûre d’elle-même ne saurait être ébranlée le moins du monde par le coup de gueule, fût-il grossier, d’une adolescente. On pouvait lui répondre soit par une sorte de patience pedagogique, soit comme le recommande l’Evangile, en secouant la poussière de ses sandales... Ainsi la récente agression verbale antichrétienne, bête et méchante, d’un fonctionnaire-chansonnier protégé par le magistère de la radio d’Etat France Inter, n’appelle qu’un haussement d’épaules, en aucun cas des menaces de mort. Il y va de la liberté d’expression, qui ne le perdons pas de vue donne également à ceux qui sont moqués le droit de répondre de façon proportionnée.

Mais les réactions ultraviolentes qui ciblent Mila sont, elles, hors de toute proportion sensée, raison pourquoi je la soutiens.

Deux, il y a vingt ans une semblable querelle n’aurait jamais dépassé l’enceinte d’une cour de récréation. Aujourd’hui elle a un retentissement quasi international. La révolution numérique est passée par là. Elle a profondément modifié les rapports humains dans nos sociétés. Nous n’en avons pas encore pris la pleine mesure. Il est très probable que Mila imaginait s’adresser à son réseau de copains alors qu’avec Instagram, Facebook, Twitter et consorts, l’utilisateur est projeté sur une scène mondiale. Les réseaux sociaux sont une arène où tout peut arriver. Est posée la question cruciale du bon usage de ces réseaux. La tendance à la délation et au lynchage, choses du monde les mieux partagées, s’y donne libre cours sans retenue. Un mot de travers peut provoquer un effet de meute incontrôlable et entraîner la mort sociale de celui ou celle qui l’a prononcé.

Trois, il est clair qu’un affrontement civilisationnel est en cours et va s’aggravant. Une civilisation, dit quelque part André Malraux, c’est une religion avec tout ce qui s’agrège autour. Culte et culture vont de pair. La civilisation européenne a été façonnée par quinze siècles de chrétienté, quand bien même le christianisme a du passer par des mutations majeures, de la validation de l’athéisme par Pierre Bayle (un calviniste pourtant!) à l’invention de la laïcité en passant par le rationalisme des Lumières et la liberté de conscience. Le délit de blasphème a disparu du code civil. Bon an mal an, les Églises ont intégré une tolérance toujours difficile et ont appris à composer avec une société sécularisée.

L’établissement significatif dans nos contrées d’une religion et d’une culture venues d’ailleurs, l’islam, qui jusqu’ici n’a connu aucune des évolutions que je viens de citer, fait émerger une mentalité très différente. Cette mentalité est imprégnée d’une conception théologique de l’honneur sacralisé qui se traduit par une susceptibilité exacerbée, de surcroît alimentée par le ressentiment victimaire propre aux anciens colonisés. Ce qui ne favorise ni le détachement ni l’humour mais bien plutôt l’intimidation. Le blasphème ou ce qui en tient lieu est ressenti comme une blessure narcissique (collective et individuelle) insupportable. Dans ses travaux sur la colère, le psychologue Heinz Kohut a mis en évidence la virulence particulière de la rage narcissique s’exerçant contre tout ce qui menace l’estime de soi. La malheureuse Mila a servi de bouc émissaire à la rage ainsi libérée. Cette rage est bien sûr un signe de faiblesse spirituelle de la part de ceux qui l’expriment car les harceleurs de Mila lui donnent malgré eux raison sur le fond. Mais elle n’en reste pas moins très dangereuse.

En tout cas l’incompréhension face à la souplesse occidentale en matière de religion ou d’irréligion est pour le moment totale.

Si bien que le dilemme est désormais le suivant: peut-on encore espérer une adaptation bienvenue à nos us et coutumes ou allons-nous tout droit vers un conflit ouvert ?

Pour le reste le spectacle offert par les réactions publiques est affligeant. Cacophonie gouvernementale, principales organisations féministes aux abonnés absents, silence radio des porte-voix LGBT que l’on connaît plus bruyants d’habitude (Mila se revendique lesbienne)… Ce qui m’inspire simplement ceci : qui ne dit mot consent.

Lien permanent 33 commentaires

Commentaires

  • Mila n'est qu 'un exemple parmi d'autre de notre décadence face à l'islamisme.
    Nos autorités se convulsionnent dans des explication plus ou moins fumeuses pour ne pas devoir affronter ceux qui veulent nous soumettre par la peur. Mila est une femme courageuse et c'est à elle que les "féministes" devraient rendre honneur plutôt que de croire rendre justice aux femmes en changeant les panneaux des passages piétonniers.

  • En Suisse, nous avons deux principes fondamentaux:
    1. Qui ne dit mot, ne consent pas.
    2. Atteinte à la liberté de croyance
    Art. 261 CP
    Atteinte à la liberté de croyance et des cultes
    Celui qui, publiquement et de façon vile, aura offensé ou bafoué les convictions d’autrui en matière de croyance, en particulier de croyance en Dieu, ou aura profané les objets de la vénération religieuse, ... sera puni d’une peine pécuniaire.

    Merci de vous informer sur nos normes culturelles. Et de ne pas relayer le discours de Zemmour ...

  • Je conseille à rob de lire le billet de Monsieur Holenweg consacré à Mila:

    http://causetoujours.blog.tdg.ch/archive/2020/02/07/indissolubles-libertes-304304.html

    Il y a quelques liens que je vous invite à suivre, entre autres l'article de Joëlle Fiss dans Le Temps et vous apprendrez que l'article 261 du CPP n'a pas été utilisé depuis des décennies. Il faut croire qu'il est tombé en désuétude
    Cela dit, avec une religion comme l'islam qui appelle à assassiner le mécréant, l'homosexuel, les personnes adultères et j'en passe, je prends le droit de cracher sur cette idéologie socio-politico-religieuse. Une religion n'étant pas une personne, la notion d'injures n'a aucune raison d'être.

  • Mes commentaires s'entendent dans le contexte français. La justice française a tranché, Mila n'a commis aucun délit. Ses harceleurs en revanche, oui.
    En irait-il autrement pour le droit suisse ? C'est une question intéressante à laquelle je suis incapable de répondre, quoique j'en doute fortement. L'avis d'un juriste serait le bienvenu...

  • @G. Vuilliomenet
    Que de sottises sur le blog indiqué.

    Tout d'abord, seuls deux cantons (Genève et Neuchâtel) sont laïcs, les autres ne le sont pas. Il ne faut pas confondre la neutralité confessionnelle et la laïcité.

    Ensuite, l'art. 261 du CP n'est pas la répression du blasphème (il faut répondre à la qualification supplémentaire "de façon vile").

    Voilà la différence: le législateur pouvait choisir entre "méchamment" et "de façon vile (=grossièrement)". Il a opté pour décrire un comportement objectif (de façon vile/grossièrement) et non pas subjectif (de façon vile; =qui entend atteindre le sentiment de piété des personnes concernées). Ici, Milla a usé de termes seulement subjectivement injurieux. Elle ne risque donc rien des autorités pénales en Suisse (si elle prononçait les mêmes termes ici). Cela étant, il est bon de rappeler cette disposition pour les trolls d'extrême droite (qui critiqueraient, eux, objectivement le sentiment de piété de croyants).

    L'art. 261 du CP vise ainsi à promouvoir le respect mutuel et la tolérance en matière religieuse. Le Tribunal fédéral a précisé que cette disposition pénale ne protège donc pas seulement la paix publique, mais aussi (sur un plan objectif) les convictions religieuses des particuliers, ainsi que les convictions religieuses collectives des Eglises, étant entendu que dans la société pluraliste contemporaine, seules sont punissables les atteintes aux convictions religieuses d’autrui qui mettent en danger la paix publique.

    L'auteur du blog que vous citez prône donc le vivre-ensemble en voulant supprimer la norme pénale qui le protège ! (et en croyant à tort qu'il s'agit d'un droit au blasphème...). On peut attendre à mon avis mieux d'un blogueur hébergé sur la tribune...

    @Boccard.
    Vous faites du sophisme.

    Dans l'emmental, il y a des trous.
    Plus il y a d'emmental, plus il y a de trous.
    Plus il y a de trous, moins il y a d'emmental.
    Donc plus il y a d'emmental, moins il y a d'emmental.

    Arrêter de prendre des comportements établis de quelques individus comme l'expression d'une volonté du plus grand nombre. C'est malheureux que des excités du bocal s'excitent sur cette pauvre adolescente, mais ils n'engagent qu'eux (et leur responsabilité pénale). Ils ne démontrent par ailleurs pas de la force... Si vous reprenez les émeutes dans les banlieues françaises de 2005, le recul montre que ce sont celles qui sont restées les plus calmes qui posent le plus de problèmes... car réellement inféodées à des petits caïds (qu'ils soient des trafiquants de drogue ou des salafistes...).

    Après, oui, il y a un problème lié à certains sujets (parler p. ex. de la responsabilité de certains pays musulmans lors de la 2ème guerre mondiale, de la Shoah, du conflit Israël/Palestine et, de manière générale, de critiquer des religions). Mais les Évangélistes sont pires... On trouve d'ailleurs le même problème pour parler des exactions du communisme, des "révolutionnaires" sud-américains (essayer d'interdire un t-shirt Che Guevara dans un lycée...), etc. Ceci n'est à mon avis pas lié à une religion mais à un discours communautariste/victimaire.

  • 1) J'avoue ne pas très bien saisir la subtile distinction entre comportement objectif et comportement subjectif...
    2) Lorsque vous écrivez "les Evangélistes sont pires" (que qui ou quoi?) est-ce déjà un début d' atteinte à des convictions religieuses collectives ?
    3) Vous sous-estimez deux choses. D'abord ce sont loin d'être "quelques individus" qui ont agressé Mila. Bien loin. Pardonnez-moi, mais vous resservez le sempiternel argument de l'infime minorité. Il s'agit en réalité d'un basculement beaucoup plus vaste.
    Ensuite que faire lorsqu'une conviction religieuse exprime dans son contenu théorique même une agressivité potentielle envers tout ce qui n'est pas elle ? Doit-on le taire par respect pour les croyants selon la loi suisse ?

  • @ Mr Schmid

    1.
    Merci de vous référer au Tribunal fédéral:
    ATF 86 IV 19 consid. 3 et 4 (dans google: "ATF 86 IV 19")


    Pour faire simple, subjectivement = l'auteur doit avoir la volonté de mépriser les croyants; objectivement = tout homme raisonnable et qui accepte la critique de sa religion est atteint dans son sentiment de piété (= plus restrictif).

    2.
    ... sont pires dans leurs revendications communautaires (séparation des sexes à l'école, interdiction de certains cours, etc. etc.). Le fameux: "Nos enfants ne sont pas neutres, ils sont garçons et filles comme Dieu les a créés".

    3.
    "que faire lorsqu'une conviction religieuse exprime dans son contenu théorique même une agressivité potentielle envers tout ce qui n'est pas elle ?"

    Lisez le Tribunal fédéral:
    "6B_288/2019"
    https://www.bger.ch/files/live/sites/bger/files/pdf/fr/6B_288_2019_2019_07_19_T_f_11_28_22.pdf

    Il n'y a pas d'impunité pour ceux qui utiliseraient une base théorique (Coran, Bible, etc.) pour des appels à la haine.

    Et je ne crois pas à votre "basculement" (source ?).
    Un troll, sur internet, peut ouvrir des dizaines de comptes et agit qui plus est généralement par meute... Tapez SJW sur internet...

    Je ne nie pas les difficultés d'intégration/d'assimilation de certains immigrés (récents ou de nés en Europe). Je ne crois cependant pas que cela vient d'une religion mais d'un communautarisme/victimisation.

    Et, personnellement, je suis pour l'expulsion des personnes étrangères non-intégrées, violentes ou qui commettent des infractions au code pénal. Je suis donc pour réprimer des comportements individuels (et non faire des généralisations basées sur des instincts primaires :) ).

  • Nous sommes au moins d’accord sur un point, Mila est innocente des deux côtés de la frontière... C’est déjà ça.
    Vous jugez mon idée de basculement zemmourienne, je m’en remettrai. Mais lisez par exemple, entre une foule d'autres, l’enquête sous la direction de Bernard Rougier "Les Territoires conquis de l’Islamisme" (2020). Ce n’est pas pour rien si F.Hollande a parlé de partition, Collomb de face à face et l’actuel Président de séparatisme... Ce sont des gens mieux informés que vous et moi, et pour cause. Il est totalement invraisemblable que des phénomènes de cette ampleur n’aient pas un impact profond ( dans la durée longue, d’accord) sur la société globale. Oui un affrontement civilisationnel est en cours (peu sensible en Suisse encore) et dans d’autres pays que la France. Si les polémiques se succèdent à un rythme soutenu, c’est que la moindre étincelle met le feu au poudre. Mila est la plus récente de ces étincelles. Il y en aura beaucoup d’autres.
    Je vous trouve ingénu concernant « la » religion. Les religieux ne sont pas des petits saints si j’ose dire. Ils peuvent se montrer des maîtres en matière d’instrumentalisation et de manipulation, n’ayez pas d’illusion à ce sujet. Voyez le Conseil à la France Désolée de Sébastien CASTELLION. Ce témoin des guerres de religions du XVI e siècle dit à peu près tout là dessus.

  • Bravo pour votre excellent billet! Je n’ai rien à ajouter.

  • Ce qui est révélateur dans l'affaire Mila, c'est que l'islam et les Islamistes ont encore gagné une "partie".
    Effectivement, vu la réaction violente des adeptes d'une religion de "paix et d'amour" on peut se demander qui osera encore railler cette si tolérante "religion"
    On ne peux donner que raison aux propos de Mila sur l'Islam et le Coran.

  • Votre texte est très intéressant mais je me permets d'y apporter quelques remarques.
    Primo, les islamistes n'ont pas attendu internet et les réseaux sociaux pour imposer à tous leur conception du blasphème. Rappelez-vous de Salman Rushdie qui vit sous protection policière depuis 30 ans, Robert Redeker 15 ans, etc.
    Deuxièmement, l'islam ne peut pas évoluer puisque le Coran est incréé, contrairement à la Bible, et toute remise en question est punie de la peine de mort. Par conséquent, les musulmans n'accepteront jamais les règles de vie en société qu'ont accepté les chrétiens.
    Troisièmement, si l'on parle de colonisés, alors il faut dire une fois pour toute que les arabes sont les plus grands colonisateurs du derniers millénaire mais, à la différence des colonisateurs européens, ils n'ont jamais quitté les pays colonisés, sauf par la force.
    Enfin, ce qui est le plus inquiétant dans cette triste histoire et qui doit quand-même interpeller les progressistes, même s'ils n'osent l'avouer, c'est que le lavage de cerveau opéré par les intellectuels, les médias, les enseignants, les artistes, etc. pour dire en permanence le plus grand bien de l'islam et des musulmans a très bien fonctionné sur les jeunes puisqu'il semblerait qu'une forte majorité de jeunes ne soit pas Mila. Mais là, les "élites" ne pourront s'en prendre qu'à eux-mêmes ! (même les livres scolaires d'histoire sont modifiés en France pour rendre l'islam beaucoup plus positif qu'il ne l'est, voir les analyses de Barbara Lefebvre).
    Une autre leçon que la bobosphère devrait en tirer aussi, c'est que, contrairement à ce qu'on nous assène 100 fois par jour, l'immense majorité des musulmans n'est pas modérée puisque, selon les sondages et les tweets, l'immense majorité des musulmans n'est pas du tout Mila, et même leurs "leaders" ne le sont pas (Abdallah Zekri, celui que Macron a choisi pour discuter de l'islam de France !, Bellatar, Zeribi, etc.).
    Bref, entre une religion qui dit de tendre l'autre joue et dont le grand leader (le Pape) a choisi le camp de l'islam, et une autre qui dit de pendre les homosexuels (ça c'est pour Mila), les athées et les mécréants, il faudrait vraiment être naïf pour croire que la première pourrait gagner.

  • @rob Voici ce qu'écrivait Joëlle Fiss dans Le Temps:

    https://www.letemps.ch/opinions/suisse-abroger-loi-antiblaspheme

    Bon! Joelle Fiss nous rassure, " les tribunaux suisses n’ont pas eu recours à l’article depuis des décennies." Je crains malheureusement que ça ne va pas durer encore bien longtemps. Nous sommes juste un peu en retard par rapport à nos voisins.

    Elle parle bien de délit de blasphème, même si la Suisse se situe à la 61ème place sur les 71 législations étudiées

    Voici un autre article qui montre comment dissimuler le délit de blasphème

    https://www.institutmontaigne.org/blog/le-blaspheme-en-france-et-en-europe-droit-ou-delit

    "Le procès intenté contre l’hebdomadaire Charlie Hebdo en 2007 pour la publication des caricatures de Mahomet a fini de clarifier la position des juges. En France, il est possible d’insulter une religion, ses figures et ses symboles, il est en revanche interdit d’insulter les adeptes d’une religion.

    Néanmoins la différence entre l’un et l’autre est parfois ténue, ce qui a entraîné une inflation de procès "en blasphème", sans que le mot ne soit jamais prononcé. On parle, vous l’aurez compris, d’injure, de diffamation et de provocation à la haine, à la violence ou à la discrimination en raison de l’appartenance ou de la non-appartenance à une religion."

    On se croirait dans le roman "1984".

    Je peux vous rassurer, en Suisse vous pouvez insulter sous pseudo les religions y compris l'islam, les poursuites sont extrêmement rares.
    Quand je lis ce qui se dit sur l'islam rien que sur les réseaux sociaux, souvent par des gens d'ici, j'ai bien l'impression qu'ils n'ont pas vraiment été inquiétés par la justice. Il faut croire que cette dernière s'en tape le coquillard et elle a bien raison.

    Juste pour info, une motion parlementaire a été déposée pour faire supprimer cette loi rétrograde qu'est l'art. 261 du CPP.

    https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20184344

  • ROB a déjà dû zapper l'affaire Asia Bibi au Pakistan en 2018 pour écrire pareilles absurdités.

  • Et vous avez dû zapper que le Pakistan ne se trouve ni en Suisse ni en France.
    Que voulez-vous donc dire ? Qu'il s'est passé la même chose en France (pour Milla) qu'au Pakistan (pour Asia) ?? Cette comparaison est ridicule... même si le comportement de certains (menaces, insultes, harcèlement, etc.) doit être condamné avec fermeté en France.

    @Vuilliomenet
    "Elle parle bien de délit de blasphème"

    Non, c'est plus nuancé que cela.

    Et lisez-la directement:
    http://joellefiss.blog.tdg.ch/

    :)

  • " Je ne crois cependant pas que cela vient d'une religion mais d'un communautarisme/victimisation."

    On est dans le plus pur des dénis! Oui, ça vient effectivement d'un communautarisme, mais un communautarisme musulman. Comme s'il n'y avait pas encore eu assez de commissions parlementaires, d'enquêtes journalistiques, de sondages sur les ados et la religion pour pouvoir affirmer que l'islam pose problème. Par euphémisme et par pleutrerie, nos politocards parlent de défi que pose l'islam.

    Parlons de victimisation! Comment se fait-il que les Vietnamiens ont su s'intégrer alors que leur pays avait été sous tutelle étrangère. Qui ne se souvient pas des boat-people? Croyez-vous que leur sort était plus enviable que celui des musulmans qui sont venus vivre en Europe? Une chose est certaine, ils avaient tellement la haine du pays d'accueil que ces Vietnamiens ont obligé leurs enfants à travailler dur à l'école. Pourtant, ils n'avaient pas la même culture que ceux qui les accueillaient. Plus près de nous, nous n'avons pas eu de problèmes particuliers avec les Italiens, les Espagnols, les Portugais, les Européens de l'est venant de pays communistes. Nous avons su intégrer.

    Oui, il y a des cultures insolubles avec les autres cultures, l'islam en est un exemple. Pour le comprendre il faut lire les textes "sacrés". Quelque soit la région où l'on se tourne, à partir d'une certaine proportion de musulmans, les problèmes commencent mais on ne veut pas le voir car c'est facho de le dire. Ce n'est pas de ma faute si les faits sont fachos.

    Tenez! Un dessinateur de la région vient de subir les mêmes menaces que Mila pour une caricature résumant l'affaire Mila, l'islam et tous ces fous d'Allah:

    https://twitter.com/JeanMessiha/status/1225428908931272708

    Il aurait dessiné quelques hindous fou-furieux, des orthodoxes juifs, etc... Nous aurions entendu une mouche voler. Comme dit plus haut, il faut aller dans les textes (Coran, Tradition) pour comprendre. Mais tant que des rob seront dans le déni, nous continuerons d'aller droit dans le mur.

    "Un troll, sur internet, peut ouvrir des dizaines de comptes et agit qui plus est généralement par meute..."

    Bien sûr. Il faut vraiment être naïf pour le croire. Nous verrons ce que donnera l'enquête sur ceux qui ont menacé Mila.

  • De très nombreux pays asiatiques ont une population de confession musulmane et s'intègre/s'assimile sans aucun problème en Europe. Vous avez donc tort.

    Vous cherchez un dénominateur commun (l'islam) à ce qui vous fait peur mais refusez de voir ce qui contrarie votre réflexion.

    Je le répète, le problème (dénominateur commun) est le repli communautaire, pas la religion.

    Prenez les sjw, les animalistes, les écologistes extrêmes, les zaddistes, etc... c'est la certitude d'être opprimés, après un repli sur soit identitaire, qui pose problème et déclenche la haine de l'autre.

    Je ne nie en revanche pas qu'il y a des conflits et des rancoeurs qui exacerbent certaines communautés. Mais leur caractéristique est le repli communautaire, pas leur adhésion à une religion.

    Bisou.
    Je m'arrête là, on tourne en rond.

  • Ce qui doit être particulièrement dur pour Mila et ses parents, c'est qu'il semblerait que ceux-ci soient plutôt des lecteurs de Charlie Hebdo et des gens de gauche. D'ailleurs, il me semble qu'elle a dit ne pas vouloir être récupérée politiquement. Il doit donc être particulièrement pénible pour cette famille de constater le lâchage total de tout ce que la France compte de partis, de journaux et d'organisme de gauche (Ségolène Royal, Martine Aubry, Caroline de Haas, Mediapart, les Inrocks, les milieux LGBT, les milieux féministes, etc.) et le soutien des milieux et journaux de droite (Dupont-Aignan, blog Bellica, Marianne, Valeurs actuelles, Causeur, L'Express, etc.) et, dès le début, celui de Marine le Pen !

  • ... connaître le blog de Bellica et le qualifier de droite... Mouais. Vous pourriez au moins dire d'où vous venez plutôt que faire semblant.

    Vous vous reconnaissez vraiment dans ces messages ?
    https://mobile.twitter.com/UnePipistrelle/status/1124028989381718021

  • La plus grande des valeurs de la gauche c'est le partage, sauf quand il s'agit de partager les emmerdes.

  • Et si l'on se penchait plutôt sur les réseaux sociaux qui permettent d'écrire ce que l'on pense, plus par agacement voire par énervement, sans réfléchir aux conséquences ! Le danger des réseaux sociaux est connu principalement avec les adolescents ce que d'ailleurs relève l'auteur du blog.

    C'est certainement ce qu'a fait Mila sans penser un seul instant qu'elle allait s'attirer les foudres de toute une communauté qui, elle, s'est empressée de la montrer du doigt !

    User de la voix publique est très porteuse et dans ce cas, cela a parfaitement fonctionner sans doute un peu trop !

  • Dans le cahier "samedi" de 24 heures, un compte-rendu d'un livre sur le Mossad par un certain Ronen Bergman. Qui rappelle à l'intervieweur que "Israël est en guerre". Les mêmes ennemis d'Israël s'attaquent maintenant depuis quelques décennies à l'Europe. Si les Européens (certains d'entre eux...) ne savent pas qu'ils sont en guerre, ces ennemis eux le savent...
    La Suisse au milieu est un peu préservée, son système bancaire étant extrêmement utile au financement de la manière de procéder de ces ennemis de l'Europe : le terrorisme.
    L'argumentation de "Rob" est très significative : elle représente la quintessence de l'idéologie de la 5ème colonne de nos ennemis. Les camoufler au prix de toutes sortes d'arguties juridiques...

  • Cette analyse devrait vous intéresser:

    https://m.youtube.com/watch?v=HlxXzRE_lpM

    Bises.

  • "Que de sottises sur le blog indiqué." - http://causetoujours.blog.tdg.ch/archive/2020/02/07/indissolubles-libertes-304304.html

    Vous faites référence au blog de Monsieur Holenweg !? J'aimerais savoir en quoi ses billets relèvent de "sottises" .... Parce que, ce que vous postez c'est parole d'Evangile"!? Je ne connais qu'un seul commentateur qui veut absolument avoir raison, mais aujourd'hui sous Rob, car il s'était plaint de ne pas comprendre pourquoi ses commentaires ne sont plus acceptés chez M. Schmidt. N'est-ce pas Daniel!? Vous revenez toujours par la fenêtre pour déposer votre caca nerveux quand la porte vous est fermée!

    Je suis d'accord avec vos réponses à ce nouveau" pseudo "Rob"

  • Non, j'ai découvert cette page dans la revue des blogs; ce "Daniel" est quelqu'un d'autre.

    Pour Géo, merci de ne pas confondre les chiites (Hamas, Iran, ...) et les sunnites (qatar, Arabie saoudite, ...). Les premiers veulent la destruction d'Israël, les seconds financent le communautarisme en Europe.

  • À d’autres! J’ai un point de repère qui ne me trompe jamais!

    @ Vincent Schmidt

    Les lignes qui s’adressaient à vous se socnt volatilisées

  • Core: sont - Trop de problèmes avec la nouvelle version et ce choix de mots qu’on nous impose. Mais bon! On fait avec!

  • "Cette analyse devrait vous intéresser " Vous ne nous dites pas en quoi ? Parce que cette jeune dame aligne des banalités qu'on répète depuis une bonne dizaine d'années sur ces blogs. Alors ?
    Et un détail : le Coran n'est ni chiite ni sunnite, il est d'ordre divin et est inaliénable. Et il prêche la haine des Juifs, c'est d'ailleurs sa fonction première. Les Arabes, fatigués d'entendre parler de ce dieu unique qui parlait hébreu, la langue de leurs ennemis depuis déjà des milliers d'années, se sont inventé un dieu qui parlait arabe et qui aurait jeté la clé des prophètes pour l'éternité...

  • Je ne suis pas une intellectuelle, juste quelqu'un doté d'un peu de bon sens et j'ai envie de dire ce que je pense sincèrement, sans me réfugier dans la bienpensance et me refusant à entrer dans de stériles polémiques byzantines. Il me semble qu'il y a des baffes (virtuelles, bien sûr !) qui se perdent des deux côtés, de la part de parents qui ont oublié que les enfants on leur inculque un minimum de valeurs. Les invectives d'où qu'elles viennent et peu importe ce qu'elles sont censées défendre, ne font qu'attiser la colère et l'antagonisme. Ensuite, les beaux penseurs beaux parleurs ont beau jeu de nous servir leurs discours lénifiants sur le respect de l'autre et de sa diversité...

  • Merci pour cette excellente et courageuse analyse de cette triste affaire.

    Rappelons que le blasphème ne se conjugue pas seulement au singulier. Il y a autant de blasphèmes qu'il y a de religions et les plus grands blasphémateurs sont les religions elles-mêmes, notamment celle(s) qui dans leurs (ses) textes "sacrés" vouent aux gémonies les officines concurrentes.

    La France officielle et celle des intellectuels et autres penseurs-essayistes bobos ne sortent pas grandies de cette affaire Mila. Que de lâcheté ! Cela devrait nous interpeller, en Suisse également, où nous ne sommes pas à l'abri.

    Merci également aux commentateurs qui enrichissent le débat.

    La citoyenneté c'est aussi s'emparer des problèmes de société. Ici nous y sommes en plein, trempés jusqu'au cou !

  • Que des mots! Ce qui m’intéresse c’est de savoir comment cette ravissante gamine va s’en sortir ? Que vont faire les autorités avec ce mal que sont devenus les services sociaux à qui les médias ont donné trop d’importance. La plupart de ces personnes sont des analphabètes qui se croient tout permis sachant que leurs méthodes en cas de refus, ou de condamnation, la vengeance est au bout usant de n’importe quel moyen.
    La France, pour désengorger ses prisons, expulser tous les malfrats qui menacent de mort, et l’ordre public. On ne plaisante plus là! Nettoyer les banlieues en envoyant l’armée. Trop d’innocents se font poignarder ou sont violés? Ce qu’ils se permettent de faire en Occident ils ne peuvent le faire chez eux ! Ils seront jetés dans des prisons pourries. entassés comme des animaux entassés pour l’abattoir.

  • Pour envoyer l'armée, il faut décréter l'état d'urgence ou nommer l'ennemi.
    Jusqu'à ce jour, on a entendu dire que nous étions en guerre. En guerre contre qui? Contre le terrorisme! La belle jambe que ça nous fait de savoir que nous sommes en guerre contre le terrorisme, nous pourrions également être en guerre contre la Grosse Bertha, ou la kalach, ou le fusil à pompe, voire l'imbécillité.
    On commence à anônner contre le terrorisme islamique. On se rapproche mais il semble qu'on oublie qu'il y a cinquante sept pays membre de l'OCI, la plus grande organisation politico-religieuse à l'ONU qui a cherché à faire du blasphème un délit, qui a mis sur pieds un projet, celui de nous islamiser, cela au travers d'une autre organisation internationale, l'ISESCO. Tout cela est bien décrit par Alexandre del Valle dans ses derniers essais géopolitiques. Alain Wagner, c'est un pseudo, avait déjà parlé de ce projet.
    Nous pouvons retrouver toutes leurs interventions sur les chaînes youtube.
    Nous avons les informations, mais nous avons des politiciens qui, pour les uns sont des pleutres, d'autres des opportunistes et des traîtres. Tous s'appuient sur les droits de l'homme pour ne surtout pas réagir qui à passer la patate de plus en plus chaude à leurs successeurs.

  • Une dernière qui vient de tomber:

    Pacte avec des voyous et des islamistes, communautarisme… Enquête sur des arrangements de moins en moins discrets. Lagarde (UDI) mis en cause (Vidéo)
    C’est un grand hold-up démocratique qui se déroule en silence mais sous nos yeux. Dans des villes de banlieue, bastions et ex-bastions communistes, certains maires ou candidats aux municipales se laissent aller aux pires dérives clientélistes. Communautarisme subventionné, prêches identitaires antirépublicains, affairisme à tout crin, recrutement d’agents municipaux au casier judiciaire plus fourni que leur CV… Le détournement des moyens …

    Lire la suite...

  • Qui a dit que les femmes sont faibles!?

    Le 20 janvier, la seule médaillée olympique iranienne, Kimia Alizadeh, a quitté l'Iran. « Je suis l'une de ces millions de femmes qu'ils oppriment en Iran depuis des années », a-t-elle écrit. (Photo de Kirill Kudryavtsev / AFP via Getty Images)

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