Mes notes en bas de page

  • Sermon pour le temps de la Réformation 2020

    Imprimer

     

    Mt 15, 1-6   Esaïe 26 : 8-9 Mt 8 :8

     On parle pour la première fois de protestants au cours d’une assemblée politique qui se tint dans la ville allemande de Spire en 1529. Des princes favorables aux idées de Luther s’opposent à un décret de l’empereur Charles Quint exigeant le ralliement inconditionnel de tous au siège de Rome: Nous protestons devant Dieu, notre unique créateur, conservateur, rédempteur et sauveur, et qui un jour sera notre juge, ainsi que devant tous les hommes, que nous ne consentons ni n’adhérons en aucune manière au décret proposé dans toutes les choses qui sont contraire à Dieu et à sa sainte parole, à notre conscience et au salut de nos âmes...

     Dans la langue du seizième siècle, protester ne désigne pas simplement une attitude de refus. Protester signifie d’abord attester, proclamer publiquement: on proteste de sa foi…

    Cette protestation est double : une protestation pour Dieu et une protestation pour l’homme.  

    Protestation pour Dieu

     Commençons par l’échange tendu entre Jésus et des Pharisiens à propos des ablutions rituelles avant le repas. Les disciples ne se sont pas lavés les mains avant de prendre leur pain. Or la tradition des Anciens l’exige.

    Dés lors de quelle autorité Jésus se réclame-t-il pour autoriser ses disciples à enfreindre la tradition des Anciens ?

    Jésus répond en se plaçant sur le terrain de l’Ecriture, à savoir ce que nous appelons l’Ancien Testament qu’il cite à deux reprises. A la tradition orale des Pharisiens, il oppose la tradition écrite de l’Ecriture.

    Qu’est-ce donc que cette tradition orale ? Celle qui chez les Juifs accompagne et complète la tradition écrite. Selon elle tous les enseignements de Moïse n’ont pas été incorporés au Pentateuque. De nombreuses règles seraient restées un enseignement oral transmis de génération en génération.

    Cette oralité est censée compléter ce qui est écrit.

    Or Jésus conteste cette idée. Il mentionne un cas dans lequel la tradition orale recouvre et détourne la tradition écrite. Il devait y avoir d’autres exemples. Pour lui explicitement la parole de Dieu c’est l’Ecriture et la tradition orale, un ensemble de préceptes humains. L’une et l’autre n’ont pas la même autorité.

     Il est possible d’affirmer que la Réforme du XVIème siècle est issue d’une controverse très similaire autour de la tradition. L’Eglise catholique (qui était la seule en Occident) n’ignorait certes pas le texte biblique. Mais elle accordait à la tradition de l’Eglise (les conciles, les Pères et les docteurs agréés) une autorité au moins équivalente sous la forme d’un Magistère infaillible censé expliquer et compléter ce qui est écrit.

    A cette infaillibilité qui ne voulait pas les entendre, les Réformateurs ont répliqué qu’au dessus des autorités humaines, au dessus des Conciles et de la vénérable tradition de l’Eglise, au dessus du Pape – aussi estimable soit-il sur le plan personnel - il existe une autorité impossible à s’approprier. Cette autorité ne se prouve pas. Elle s’admet ou se refuse. C’est l’autorité de la parole de Dieu contenue en les Ecritures.

    Ou bien les Ecritures sont dans l’Eglise qui exerce sur elle le contrôle constant de la tradition humaine, ou bien elles sont en face de l’Eglise, comme parole de Dieu pour la confronter et le cas échéant la reformer. Il faut choisir.

    Derrière cette controverse s’entend une protestation pour Dieu, une protestation contre tout ce qui risque de l’usurper et prétend le capturer. Contre l’autorité ecclésiale lorsqu’elle se fait abusive et veut se substituer à l’autorité de Dieu. La Réforme a puissamment réaffirmé la transcendance et la souveraineté de Dieu. Comme en témoigne la devise latine : Soli deo gloria.

     Protestation pour l’homme

     Cette affirmation de la centralité de Dieu, quelle conséquence pour l’être humain entraîne-t-elle ?

    Elle creuse la distance qui sépare le créateur de sa créature. La célèbre prière de repentance de Calvin  en est la meilleure expression:

    Seigneur Dieu, Père éternel,
    nous reconnaissons et nous confessons devant ta sainte majesté
    que nous sommes de pauvres pécheurs.
    Nés dans l’esclavage du péché, enclins au mal,
    incapables par nos seules forces de faire le bien,
    nous transgressons tous les jours et de plusieurs manières tes saints
    commandements attirant sur nous, en conséquence, la mort.

    Cette prière nous surprend aujourd’hui par son ton rude et sévère. Face à Dieu, l’homme est un presque rien.

    Pour être tout à fait juste, il faut rappeler ce qui est visé entre les lignes. Il existait un courant de pensée très répandu à la Renaissance, on pourrait presque dire une idéologie séculière, qui cultivait le fantasme de la toute-puissance humaine. Il plaçait au centre de l’univers l’homme et ses capacités, dans lesquelles on avait une confiance illimitée, et qui faisait de lui la mesure de toute chose, insistant sur sa place prééminente dans la Nature et l’Univers et insistait sur son pouvoir quasi-infini de connaissance. Le mythe du surhomme naît à cette époque, ce n’est pas un hasard. En tout cas cet anthropocentrisme revient, par un chemin non religieux, à accorder à l’homme l’autorité suprême. Or contre ceux qui pensent que l’homme est la mesure de toute chose la prière de Calvin affirme sèchement que Dieu est la mesure de toute chose.

     On peut le dire plus poétiquement à la manière d’Esaïe : Mon âme te désire pendant la nuit et mon esprit te cherche au dedans de moi.

    Cette parole du prophète nous décrit comme des êtres non pas centraux mais coupés de leur centre, en quête de Dieu. Des êtres par définition incomplets, faillibles et précaires qui sont habités par une nostalgie, la nostalgie du retour à l’Unité primordiale, la nostalgie d’un retour à Dieu.

    Ce qui est intéressant est que cette nostalgie de Dieu se fait sentir pendant la nuit. A prendre au sens figuré, non pas quand nous dormons bien sûr. Mais quand nous sommes pris dans la nuit du monde, la nuit de l’injustice, la nuit du péché – tout ce que décrit assez précisément la prière de Calvin. C’est à dire quand nos propres forces sont mises en faillites, quand nos capacités et nos pouvoirs sont en déroute et que nous sommes mis en face de notre faiblesse et de nos échecs. Dans ces moments-là particulièrement nous aspirons à une forme de rédemption.

    Voilà comment il est possible de dire que Dieu est la mesure de l’homme. Il est au centre, nous gravitons autour et nous ne sommes jamais plus nous-même que lorsque nous sentons cette attraction s’exercer sur nous.

    Un homme décentré pour guérir de lui-même

     Une vérité profonde est donc prononcée sur ce que nous sommes. Nous prenons conscience que notre condition est infirme, boiteuse. Cependant elle peut être réparée, guérie.

    Dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri. (Mt 8 :8)

    Il y a dans les Evangiles beaucoup de récits de guérisons, tel que celui du serviteur du centenier romain. Le message chrétien insiste sur le passage de l’infirme au valide, de l’aveuglement à la vue, du malade à la santé.   A entendre au sens propre et figuré. Malgré la puissance du péché ou à cause de lui, une transformation positive, une libération, sont possibles.

     Non pas que nous en ayons les moyens par nous-mêmes. Il n’y a pas d’auto-libération, on ne s’en sort pas tout seuls.

    L’être humain a absolument besoin d’un vis-à-vis pour se découvrir lui-même. J’ai existentiellement besoin d’une confrontation avec la parole de Dieu. Dans cette confrontation, parfois semblable à la lutte de Jacob avec l’ange, je rencontre une volonté transcendante, absolue et pourtant désireuse de me voir vivre de tout mon être. Une volonté de me guérir / sauver – c’est le même verbe- qu’il me reste à accueillir en toute humilité.

     Finalement, placer Dieu au centre revient à un humanisme paradoxal. Un humanisme qui place Dieu a centre afin que l’homme soit sauvé. Il est paradoxal parce qu’au bout du compte, si nous sommes remis en place avec rudesse et sévérité, sans ménagement, c’est pour notre bien. Au bout du compte c’est toujours du bien de l’être humain qu’il s’agit mais par un détour. Le fantasme de toute puissance qui l’habite doit être rabaissé et défait afin que la Parole de Dieu se fasse entendre. La transcendance divine fait éclater la bulle qui enferme l’homme sur lui-même, de telle sorte qu’il soit rendu disponible pour la parole que Dieu lui destine et qui est parole de guérison.

     Pour nous réformés, cette parole de guérison qui est confiée à l’Eglise, ne lui appartient pas. Elle n’est pas son bien propre. Elle n’a aucun droit à l’accaparer. Juste à la servir au mieux. Elle est au contraire en face de l’Église, la juge et parfois l’oblige à faire retour, c’est à dire à se réformer.

     Applications

     Tout ceci aboutit à une double application.

     Pour Dieu : Font rage aujourd’hui les dévoiements du sacré qui se font passer pour Dieu. Les guerres civiles qui sont en train de s’allumer ici et là usent et abusent de l’argument religieux. Peu importe les langues dans lesquelles sont vociférées le nom de Dieu, ça ne change strictement rien.

    Toute forme de sacré qui asservit, torture, manipule et instrumentalise les gens jusqu’à les pousser parfois au crime est une forme supérieure du péché, et doit être combattue avec la dernière énergie. Voyez ces dérives religieuses paranoïaques, assassines dont l’actualité nous rapporte quasi-quotidiennement les ravages, hélas. Ce sont des crimes d’idolâtrie. Aucun protestant conscient ne peut s’y résoudre.

     Pour l’homme: Ces tensions religieuses extrêmes se doublent, depuis de nombreuses années, d’une entreprise prométhéenne de déconstruction méthodique de la nature humaine. Il s’agit de refuser la nature, de refuser les évidences biologiques, de refuser le bon sens au profit d’un artifice bricolé et auto construit. Il s’agit de déraciner les hommes et les femmes de leurs données naturelles, de les décerveler, de les extraire de leur histoire. Et c’est comme une amère caricature de l’exclamation de Paul dans les Galates (qui pensait lui au salut de Dieu !): il n’y a plus ni homme, ni femme, ni juif, ni grec. Plus de déterminisme biologique, plus d’appartenance, plus de peuple historique…

    Au profit du seul capitalisme transhumaniste. Ce capitalisme 2.0 que veut-il ? Nous réduire à des choses, à vendre, à rentabiliser, à jeter.

    Vous n’êtes plus productifs, soyez détruit !

    Vous n’êtes plus rentables, dégagez !

    Le cœur humain est malade, très malade même. Un seul peut le guérir. Sur celui dont l’âme cherche et désire sincèrement Dieu dans la nuit du monde, une parole est prononcée qui l’assure de la guérison et du salut. Amen 

    Lien permanent 0 commentaire
  • Quand trop, c'est trop !

    Imprimer

     

    Ainsi donc M. Erdogan, grand sultan de la Turquie, a trouvé un nouveau moyen d’humilier les Européens en réaffectant l’église Sainte Sophie, ancienne basilique byzantine jusqu’au XVème siècle et transformée en mosquée à la conquête ottomane, puis en musée sous la République, au culte musulman. Le geste est certes symbolique puisque la Turquie est souveraine et fait ce qu’elle veut de ses monuments historiques. Mais c'est un signe qui souligne avec un éclat particulier la volonté de réislamisation tous azimuts qui émane d’un pouvoir d’Ankara possédé par l’ubris néo-ottomane. Un "en même temps" soigneusement calibré qui s'adresse autant aux chrétiens qu'aux tenants de la laïcité dans ce pays, s'il en reste encore.

    M. Erdogan, que l’on répute proche des Frères Musulmans, vient de faire la démonstration que la réislamisation telle qu’il la conçoit passe par l’éradication de la mémoire chrétienne. En effet la Turquie actuelle fut avant l’Islam une terre chrétienne intense que Saint Paul et ses compagnons ont sillonné pour y implanter des Eglises. Nombres d’épitres du Nouveau Testament ont pour cadre cette région du monde. Par la suite, la présence du christianisme byzantin y a été fort longue. M. Erdogan est un suprémaciste islamiste revendiqué, disciple de Samuel Huntington et de son choc des civilisations. Désormais personne ne pourra dire qu’il n’a pas été prévenu…

    Pour une fois le Conseil Œcuménique des Eglises semble s’être réveillé de la douillette léthargie progressiste dans laquelle il somnole d’habitude. Il s’est fendu d’une déclaration dans laquelle il fait part de son chagrin et de sa consternation, ajoutant que le pouvoir turc est en train de cultiver des ferments de division et d’exclusion qui ne pourront qu’aggraver les soupçons et la méfiance entre croyants de toutes obédiences. Bien sûr le ton est très modéré, très diplomatique, un peu faiblard. On eût préféré un fort et ferme coup de poing sur la table, seul langage que M. Erdogan soit susceptible d’entendre. Mais il s’agit peut-être du début d’un tournant de la part d’une institution qui nous avait endormi jusqu’ici par un politiquement correct totalement déprimant. Un réveil devant la menace grandissante de l’islamisme conquérant porté par des conducators à la manière d’Erdogan dont il ne fait aucun doute que les chrétiens seront les premières victimes ? Il est fort possible (pure spéculation de ma part) que les Eglises orthodoxes, parties prenantes du COE, aient poussé à la roue en vue de cette déclaration. Pour des raisons historiques et géographiques, elles sont beaucoup plus alertées que les Eglises d’Occident sur la question des lignes de partage avec l’Islam.

    Vous me direz avec raison qu’une hirondelle ne fait le printemps mais je me réjouis quand même de cette prise de position. L’avenir dira s’il ne s’agissait que d’un tweet sans lendemain ou du commencement d’une prise de conscience.

    Ce qui va maintenant être intéressant à observer est la réaction du Vatican. On imagine sans peine ce que Jean Paul II ou Benoît XVI auraient pu dire à ce sujet. Mais le pape François est un cas à part, qui a surpris son monde plus d'une fois...

    Les paris sont ouverts (PS).

     

    PS: La réaction du pape a suivi de peu celle du COE. Le Souverain Pontife s'est déclaré "affligé" par cette affaire. C'est bien le moins. 

    Lien permanent 10 commentaires
  • Réflexion sur le déboulonnage des statues

    Imprimer

    Aux Etats Unis comme en Europe la vague d’indignation légitime suscitée par la mort de George Floyd s’est rapidement transformée en guerre des mémoires sur fond de racialisme identitaire. La fureur iconoclaste qui s’est emparée d’une partie de l’opinion en est la traduction concrète. Les statues des figures historiques qui, de Colbert à de Pury, ont de près ou de loin trempé dans l’esclavage transatlantique devraient impérativement être déboulonnées aux yeux de certains. Sans tenir compte des apports positifs par ailleurs de ceux qui ont été statufiés.

    Colbert fut un très grand ministre de Louis XIV. Il a mené au bout une œuvre ambitieuse d’unification du droit français. Il s’est préoccupé de domaines aussi variés que les eaux et forêts, les crimes et délits, la marine, le commerce et naturellement la traite dans les Antilles. Il a ainsi inspiré l’ Edit ou ordonnance sur les esclaves des îles d’Amérique plus connu sous le nom de Code Noir.

    Pour une sensibilité contemporaine, ce texte est effrayant et cruel. Mais il faut le replacer dans la situation ou Colbert l’a pensé. L’anarchie la plus totale régnait alors dans les plantations où les propriétaires s’arrogeaient le droit de vie et de mort sur leurs esclaves. Colbert l’interdit formellement. Il codifie également la possibilité de l’affranchissement par laquelle l’esclave affranchi devient un homme libre à l’égal des autres. Evidemment l’idée de l’abolition ne l’effleure pas mais elle n’était pas d’actualité à cette époque.

    Sauf nous dit Françoise Vergès (1) chez les esclaves eux-mêmes. L’histoire officielle n’a pas retenu la lutte des esclaves contre leur condition inique. Pourtant cette histoire existe. D’où le conflit des mémoires. Et je peux tout à fait comprendre le malaise d’un Antillais lointain descendant d’esclaves devant la statue de Colbert. Je me suis moi-même un jour retrouvé devant une statue équestre du Roi Soleil. Invinciblement j’ai pensé à la Révocation de l’Edit de Nantes dont une branche de mes ancêtres de ce temps a souffert.

    Doit-on pour autant déboulonner les statues ? Je plaide au contraire pour qu’on en érige d’autres, consacrant les mémoires jusqu’ici négligées.

    Un exemple genevois pour illustrer cela.

    Le mondialement célèbre Mur des Réformateurs aux Bastions a été inauguré en 1909. Il comporte une statue géante de Jean Calvin. Mais pendant des décennies il n’y eut rien, dans la cité lémanique, qui rappelât la tache qui s’attache à sa trajectoire, l’affaire Michel Servet. A part une stèle expiatoire au texte alambiqué érigée en 1903 par les défenseurs de Calvin pour faire pièce aux menées de la libre pensée qui voulait ériger à Champel un monument en mémoire de Servet. Ce dernier fut érigé, faute de mieux, à Annemasse.

    Jusqu’en 2011, année où les autorités genevoises prirent l’initiative de placer, à côté de la stèle, une réplique de la statue de Servet sculptée par Clotilde Roch.

    Il manquait encore, pour être exhaustif, l’homme-clé de cette histoire, Sébastien Castellion. C’est lui qui dénonça le scandale du bûcher de Servet et qui développa, pour la première fois en Occident, une philosophie de la décriminalisation de l’hérésie, de la liberté de conscience et de la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Ce qui vous en conviendrez n’est pas négligeable en terme d’apport intellectuel et ethique.

    Pourtant Castellion est resté le pestiféré, le maudit, le repoussoir, le maltraité de la mémoire calviniste mainstream. Il était celui qui faisait de l’ombre au grand homme. Raison pourquoi la pose d’un buste le représentant devant le temple de Vandoeuvres, qui fut brièvement sa chaire, a fait office en 2015 de réparation d’une injustice historique.

    Pour autant il n’est venu à l’idée de personne de mettre à bas la statue monumentale de Calvin aux Bastions. Aux siècles des siècles Calvin demeure une immense figure. Mais pour qui veut s’initier à la complexité dialectique des mémoires, il est désormais possible d’imaginer un parcours culturel et didactique allant des Bastions à Vandoeuvres en passant par Champel.

    Tant il est vrai qu’on hérite de l’Histoire toute entière avec ses gloires et ses conflits. L’Histoire est un fleuve qui recueille une quantité d’affluents parfois antagonistes entre eux. Il n’y a pas à faire le tri dans le passé mais à l’envisager dans son extrême profusion contradictoire.

    (1) In « Faut-il déboulonner les statues ? » Interdit d’interdire, émission animée par Frédéric Taddéi.

    Lien permanent 7 commentaires